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TRAVAUX PRIMES
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APPELS D'OFFRES |
PHYSIOLOGIE
ET METABOLISME
« Activité physique,
syndrome métabolique et état pro-inflammatoire
chez l’adolescent. »
Dr. Chantal SIMON, Faculté de
Médecine, Strasbourg
Appel d’offres « Alimentation, Activité Physique
et Développement de l’enfant »
2005.
Quelques études
récentes ont identifié chez l’enfant
et l’adolescent un regroupement d’anomalies
métaboliques, pouvant représenter une
forme débutante du syndrome métabolique,
avec, dans l’une d’entre elles, une augmentation
des taux d’IL-6. Chez l’adulte, il est établi
que l’état pro-inflammatoire, souvent
associé au syndrome métabolique, est
un élément déterminant de la
physiopathologie de l’athérosclérose
et pourrait participer au risque de développer
un diabète. Par ailleurs il est de plus en
plus clair que l’adipocyte - et les adipocytokines
qu’il sécrète, telles que l’IL-6 – joue
un rôle central non entièrement élucidé.
Mais quels que soient les mécanismes sous-tendant
la relation entre l’obésité,
le syndrome métabolique et l’état
inflammatoire, il existe une hétérogénéité dans
cette relation. A côté des facteurs
génétiques, ou en interaction avec
ceux-ci, l’activité physique pourrait être
déterminante mais son influence a été peu étudiée
dans ce contexte notamment chez l’enfant.
L'objectif de ce projet
est d’examiner
les relations entre l’activité physique
et l’existence ou la survenue, au cours
d’un
suivi de 4 ans, d’un syndrome métabolique
ou d’un état pro-inflammatoire dans
la cohorte de sujets témoins (520 adolescents
initialement âgés de 11.6 ans) de
l’étude
ICAPS initiée en 2002. Notre hypothèse
est que 1) l’activité physique est
associée
au risque de développer un syndrome métabolique
et un état pro-inflammatoire indépendamment
de ses effets sur la corpulence et la composition
corporelle, contribuant ainsi à l’hétérogénéité des
relations entre obésité et syndrome
métabolique, 2) que les adipocytokines
pourraient être
impliquées dans ces relations. Notre objectif
secondaire est d’examiner comment les polymorphismes
génétiques de certaines adipocytokines
(leptine, adiponectine) et de l’Il-6 modifient
ces relations.
Ce projet permettra
de mieux comprendre les mécanismes
sous-tendant les relations entre l’activité physique
et la survenue d’un syndrome métabolique
et, pour la première fois chez l’adolescent,
d’un état pro-inflammatoire. Une meilleure
connaissance de ces relations est essentielle pour
la mise en place de stratégies de prévention
efficace.
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