Revue de presse
Leptine, suite (mais pas fin !)
Leptine levels in human and rodent : Measurement
of plasma leptin and ob RNA in obese and weight-reduced subjects.
MAFFEI M. et al. Nature Medecine, novembre 1995, 1155-61
Le dosage
de la leptine circulante est maintenant possible dans quelques
rares laboratoires américains et la physiologie humaine de cette
nouvelle hormone se développe. Son taux plasmatique reste stable
pendant la journée, n'est pas influencé par les repas,
et s'élève la nuit. Il baisse après une perte de
poids d'environ 10 % mais remonte lorsque le poids redevient stable;
il s'effondre après 24-48 heures de jeûne. L'insuline le
fait monter chez le sujet normal mais pas chez les sujets obèses
(insulino résistants) chez lesquels il est présent et/ou
supra normal (90%). Il semble se confirmer qu'il s'agit bien là d'une
pièce importante du système régulateur de la masse
grasse, informant directement ou indirectement le système de l'état
de réplétion du tissu adipeux. Ses modalités d'action
restent toutefois à préciser : chez l'animal, la leptine
ne fait pas que réduire la prise alimentaire, mais augmente aussi
la dépense d'énergie.
Il est probable que la plupart des sujets obèses sont résistants à son
action. Beaucoup reste à découvrir : son récepteur
? Ses formes de transport ? Les intermédiaires de son action ?
Certains facteurs de sa mise en jeu ? Si des anomalies du gène
ob n'expliquent pas l'obésité (bien qu'il ne soit pas exclu
que ce soit le cas d'un tout petit pourcentage des sujets obèses),
son identification ouvre beaucoup de portes. |