|
Aliment du mois
Le gibier : plutot mariné que faisandé
La dénomination "gibier" englobe l'ensemble des animaux
vivant à l'état sauvage. Gibier de poil (cerf, sanglier, lièvre)
ou gibier de plume (caille, perdrix, faisan...) ne peuvent être chassés
et commercialisés que durant une période réglementée.
Depuis plusieurs années, on trouve du " gibier d'élevage ",
né et élevé en captivité, et commercialisé toute
l'année.
Riche en protéines (20 à 22,5 g/100 g) et pauvre en matières
grasses (en moyenne 3 g/100 g), le gibier se caractérise par une forte
teneur en acide urique et en purines. Sa consommation est donc déconseillée
en cas d'hyperuricémie ou de lithiase urique. Sa teneur en vitamines
et en minéraux (fer : 2 à 3 mg/100 g) est pratiquement identique à celle
de la viande de boucherie. Le gibier, en raison de sa richesse en collagène et en élastine,
est une viande ferme. La meilleure façon de l'attendrir et d'améliorer
sa digestibilité est de la faire mariner : la marinade se compose
de vin, d'épices et d'aromates. Ce processus de durée limitée, à froid,
permet une bonne hygiène. Il n'en est pas de même du faisandage,
qui n'est pas bien codifié et peut être à l'origine de
formation de toxines. La congélation, bien que moyen de conservation
avant tout, concourt également à l'attendrissement du gibier.
|