Dernière mise à jour le : 18 septembre 2008 
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OBJECTIF NUTRITION N°37 (Janvier 1998) 
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Revue de presse

Consommation de poissons et réduction du risque d'infractus

Fish consumption and the 30-year risk of fatal myocardial infarction
Daviglus ML et al, N Engl J Med. 1997; 336 : 1046-1053

L'étude nous vient de Chicago. Commencée il y a trente ans, elle nous montre l'intérêt qu'il y a à consommer certains poissons pour diminuer le risque de mortalité lié à l'infarctus du myocarde.
Elle était justifiée par la constatation que les esquimaux, gros mangeurs de poissons gras et mourant peu d'infarctus, voient augmenter leur mortalité par maladies coronariennes lorsqu'ils émigrent dans des régions où la consommation de poissons diminue au profit de la consommation de viande.
La présente étude a concerné 1 822 hommes d'âge moyen (45 ans), en moyenne plutôt gros, plutôt fumeurs, et ayant assez souvent une hypertension artérielle et/ou une hypercholestérolémie.
Les auteurs ont distingué quatre classes de consommation de poissons : consommation nulle, de 1 à 120 g par semaine, de 120 à 240 g, et plus de 240 g par semaine.
Sur 30 ans, il y eut 300 morts par infarctus du myocarde, 430 morts au total par maladies coronariennes, dont un peu moins de 200 furent des morts subites, et 573 morts toutes affections cardio-vasculaires confondues.
En cas de consommation de poissons égale ou supérieure à 240 g par semaine, le risque de mourir d'une maladie cardio-vasculaire, et notamment d'une maladie coronarienne, était réduit de 25 à 45 % par rapport à celui des sujets ne consommant jamais de poissons.
En ce qui concerne les décès par infarctus du myocarde, le risque de mort subite était diminué modérément (risque relatif : 0,68 %), alors que le risque relatif de mort différée était diminué de façon très importante (0,33 à 0,51 %).
Ces résultats étaient indépendants de tous les autres facteurs de risque cardio-vasculaire.
Une limite : il s'agit ici d'hommes d'âge moyen, ayant des facteurs de risque coronarien modérés (hypertension artérielle modérée ou labile, surpoids ou obésité mineure, cholestérolémie comprise entre 2,40 g/l et 2,70 g/l). Il s'agit aussi de prévention du premier accident coronarien.
Dans cette indication, il parait donc clair que consommer 250-300 g de poissons demi-gras par semaine (carpe, sardine, saumon, thon, truite) est efficace... et sans doute moins cher et moins risqué que de prendre un traitement médicamenteux.


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