Revue de presse
Leptine et tour de hanches
Leptin concentration in women is influenced by regional distribution
of adipose tissue.
BENNETT F.I. et al, Am J. Clin Nutr.1997; 66 : 1340-1344.
Cette étude a pour but de déterminer les variations des
concentrations de leptine en fonction du poids corporel mais aussi des
mesures anthropométriques dans une population représentative.
375 personnes originaires de Jamaïque, suivies pour hypertension
ou diabète, ont été sélectionnées.
Il s'agit d'hommes et de femmes âgés de 25 à 55 ans
chez qui les paramètres suivants ont été mesurés
: poids, taille (hauteur), tour de taille et tour de hanches, indice
de masse corporelle (BMI), concentration sérique de leptine. L'impédancemétrie
a permis d'évaluer l'eau totale, la masse cellulaire non grasse,
la masse grasse et le pourcentage de masse grasse.
Les concentrations sériques de leptine sont 4,7 fois plus hautes
chez la femme que chez l'homme et, à masse grasse égale,
la leptine est 2,3 fois plus haute chez la femme que chez l'homme (leptine/masse
grasse : femme 0.64±0.4, hommes 0.27±0.2 mg/l/kg). Chez
l'homme la leptine est proportionnelle au rapport tour de taille sur
tour de hanches (P< 0.01) mais il n'y a pas de corrélation
avec la taille. Chez la femme il n'existe pas de corrélation entre
la leptine et le rapport tour de taille sur tour de hanches mais une
relation inverse avec la taille (P<0.033).
La répartition par BMI et masse grasse étant différente
entre les hommes et les femmes, une sous-population a été sélectionnée
pour explorer les effets du sexe sur la relation entre adiposité et
leptine. Dans cette sous-population, le tour de hanches, le sexe et la
masse grasse, mais non le tour de taille, sont des caractères
hautement corrélés à la concentration en leptine.
La concentration sérique de leptine, plus importante chez la femme
que chez l'homme, fait suggérer une expression plus marquée
du gêne ob dans le tissu adipeux des femmes (surtout dans la région
trochantérienne), ainsi qu'un effet suppressif des androgènes.
C'est peut-être cette différence de tour de hanches qui
contribue à la différence de concentration en leptine entre
la femme et l'homme.
|