 Revue de presse
Consommation d'oeufs et risque cardio-vasculaire
A
prospective study of egg consumption and risk of cardiovascular disease
in men and women HU F.B. et al. Jama, 1999 ; 281: 1387-1394.
Les auteurs ont analysé deux grandes cohortes pour étudier l'effet
de la
consommation d'oeufs sur le risque cardio-vasculaire : une cohorte "Health Professionals
follow up Study" (1986-1994) composée de 37 851 hommes âgés
de
40 à 75 ans, et une cohorte "Nurse's Health Study" (1980-1994) composée
de 80
082 femmes âgées de 34 à 59 ans.
Durant le suivi de 8 ans chez les hommes, on détecta 866 accidents coronariens
et 258 accidents vasculaires cérébraux et chez les femmes (suivi
de 14 ans) 939 accidents coronariens et 563 accidents vasculaires cérébraux.
Après ajustement pour l'âge, le tabac et les autres facteurs de
risque,
les auteurs n'ont trouvé aucune relation statistiquement significative
entre
la consommation d'oeufs et l'incidence des accidents vasculaires.
Le risque relatif, de 1 pour moins d'un oeuf par semaine, passait à 1,08
chez les hommes qui consommaient plus d'un oeuf par jour, et à 0,82 chez
les
femmes. Les consommations intermédiaires donnaient des résultats
similaires.
Chez les diabétiques, le risque relatif pour plus d'un oeuf par jour
augmentait à 2,02 chez les hommes et 1,49 chez les femmes.
La consommation d'oeufs ne semble donc avoir aucun effet délétère
(sauf
chez les diabétiques) et participe même à l'apport de nombreux
autres
nutriments : vitamine D, rétinol, folates, tocophérol, vitamines
B12, B1,
B2, calcium, acides gras et protéines.
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