Dernière mise à jour le : 18 septembre 2008 
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OBJECTIF NUTRITION N°58 (Juillet 2001) 
   MALADIE COELIAQUE ET REGIME SANS GLUTEN

Revue de presse

Alimentation, poids, activité physique : existe-t-il une identité européenne ?

A cette question, l’enquête Eurostat “chiffres clés sur la santé 2000” (Communauté européenne www.europa.eu.int) apporte des réponses contrastées :
 
Certaines tendances générales se dégagent :
L’alimentation occupe une place de moins en moins importante dans le budget des ménages européens. Depuis 1960, la part consacrée à l’alimentation a chuté de la moitié au quart de ce budget. L’augmentation de la consommation hors foyer a gagné tous les pays d’Europe, qui voient également diminuer celle des plats traditionnels élaborés à partir de produits crus. Partout en Europe, la consommation alimentaire rythmée et dictée par les saisons tend à disparaître au profit de produits nouveaux et exotiques.
 
Mais les particularismes persistent :
- Les pratiques alimentaires du nord ne sont toujours pas adoptées par les pays du sud. Bien que le régime méditerranéen ait subi quelques aménagements au fil du temps (l’Espagne a augmenté de 251% sa consommation de viande entre 1960 et 1990), les apports faibles en lipides et élevés en fruits et légumes en sont encore les principales caractéristiques.
- Avec 42% de lipides dans la ration énergétique totale journalière pour une moyenne de 39% en Europe, le Danemark et l’Autriche sont les plus gros consommateurs de gras alors que l’Irlande et le Portugal respectent les valeurs recommandées (30 à 33%).
- Le poids moyen des européennes est de 64,6 kg : les plus lourdes sont les Néerlandaises (68,3 kg) et les Grecques (67 kg); les plus légères, les Françaises et les Italiennes (61 kg).
- Un européen sur 5 déclare avoir suivi un régime au cours des 12 derniers mois (soit 1 femme sur 4 et 1 homme sur 10). Entre 25 et 34 ans, les femmes sont les plus nombreuses à se soumettre à un régime ; les hommes attendent 55/64 ans. La Grèce compte le plus de femmes au régime (36,7%) et la Suède, le moins (17,7%).
- En matière d’activité physique, l’Europe du Nord bouge plus que celle du Sud : 10% seulement des Finlandais déclare ne pratiquer aucune activité contre 60% des Portugais.


Rôle de l’activité physique dans le contrôle du poids

Determining the amount of physical activity needed for long term weight
control. WIER L.T. et al ; International Journal of Obesity 2001 ; 25 :
613-621

La prise de poids avec l’âge est quasiment la règle dans les pays développés. L’exercice physique semble jouer un rôle dans cette évolution du poids avec l’âge, et pourrait éviter certaines obésités tardives et leur cortège de comorbidité.
Wier et collaborateurs ont étudié longitudinalement 1229 employés de la NASA participant à un “programme santé”. Il s’agissait d’une étude d’observation, sans intervention sur l’alimentation ni sur l’activité physique. Les sujets ont été pesés à leur entrée et à leur sortie de l’étude, et leur niveau d’activité physique (NAP) a été évalué 4 fois par an à l’aide d’une échelle d’auto-évaluation validée.
A l’issue de la période de suivi (5,5 ans en moyenne), le poids de fin d’étude dépendait du poids initial, du sexe et du NAP. Il existait une relation inverse entre le NAP et la prise de poids : les sujets ayant un faible NAP avaient pris du poids, et ceux ayant un NAP élevé en avaient perdu. L’influence du NAP était plus prononcée chez les femmes : les femmes peu actives gagnaient 2 fois plus de poids que les hommes, alors que les femmes très actives en perdaient 3 fois plus.
A NAP égal, les obèses perdaient plus de poids que les autres sujets, ce qui s’explique aisément : le coût énergétique d’une activité physique est en effet proportionnel au poids. En revanche, l’effet différentiel du NAP selon le sexe reste, pour les auteurs, mal expliqué.
L’interprétation de cette étude doit néanmoins rester prudente en raison de l’existence de certains biais. Les sujets observés sont des Américains volontaires pour un “programme santé”, qui ne sont donc pas représentatifs de la population générale. De plus, les apports énergétiques alimentaires, non évalués dans cette étude, ont pu se modifier au cours du suivi et ainsi influencer l’évolution pondérale.
Quoi qu’il en soit, cette étude confirme “scientifiquement” une notion de bon sens : l’activité physique (lorsqu’elle n’est pas contre-indiquée), contribue par elle-même et de manière “dosedépendante” au contrôle du poids.



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