Sécurité et qualité alimentaire
Réglementation des aliments de l’enfance
Deux directives européennes réglementent
les aliments de l'enfance : la
directive 91/321/CE (préparations
pour nourrissons et préparations de
suite) et la directive 96/5/CE (préparations
à base de céréales et aliments
pour enfants en bas âge). Elles ont été
transcrites en droit français par l’arrêté
modifié du 1er juillet 1976.
La réglementation tient compte de la
fragilité des bébés et de leurs besoins
nutritionnels spécifiques. Les règles
applicables viennent en plus de celles
visant l’ensemble des aliments : elles
constituent un 3e niveau de garanties.
Elles visent un double objectif : assurer
une alimentation lactée exclusive jusqu'à
au moins 4 mois et promouvoir
une diversification progressive après
4-6 mois. De 0 à 3 ans, ces aliments
spécifiques apportent la juste dose en
protéines, lipides, vitamines et minéraux.
Des seuils minimaux sont
recommandés pour les acides gras
essentiels, le fer, certaines vitamines...
afin de limiter les risques de carences.
A l'inverse, des seuils maximaux sont
définis pour contrôler les apports en
sucre, en sel, en certaines graisses,
en vitamines et minéraux...
Un souci particulier d’informations des
parents fait que sont mentionnés sur
l’étiquetage tous les ingrédients utilisés dans la préparation des aliments, sans
possibilité de dérogations. Des modes
d’emplois précis sont imposés. Enfin,
les fabricants diffusent des documents
d’information, élaborés en concertation
avec le corps médical et mettent
souvent à disposition un service de
renseignements par téléphone.
Les règles sont plus exigeantes en
matière de qualité-sécurité. Les aliments
infantiles ne contiennent ni
conservateurs, ni colorants, ni édulcorants,
ni additifs, ni arôme artificiel
à l’exception de l’éthylvanilline. Leur
teneur en résidus de pesticides est
proche de zéro (<1 µg/100 g). Ces
limites sont de 10 à 1000 fois plus
basses que celles exigées pour les
aliments courants et les aliments
pour bébés sont les seuls aliments à
garantir une teneur très faible et maîtrisée
en nitrates (<25 mg/100 g vs
90 mg/100 g dans une purée de
carottes du marché). Pour répondre à
ces normes, les fabricants d’aliments
pour bébés mettent en place un
contrôle très strict, de la production
des matières premières jusqu’au
produit fini.
Brigitte Lelièvre
Syndicat français des aliments
de l’enfance |