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PUBLICATIONS
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OBJECTIF NUTRITION N°76 (Juin
2005) |
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L’alimentation
dans le diabète
insulinodépendant
de l’enfant |
Revue
de presse
Syndrome
métabolique chez l’enfant
: facteurs de risques
Metabolic
syndrome in childhood ; association with
birth weight, maternal obesity and gestional
diabetes mellitus. Boney CM et al, Pediatrics
2005 ; 115 :290-6
Le syndrome
métabolique (ou syndrome X) se définit
par la présence
d’au moins trois de cinq critères:
obésité, hypertension artérielle,
HDL-cholestérolémie basse,
triglycéridémie élevée
et intolérance glucidique. Facteur
prédisposant de maladie cardio-vasculaire
et de diabète de type 2 chez l’adulte,
le syndrome métabolique, plusieurs études
récentes l’ont montré,
peut débuter dans l’enfance,
en particulier chez les enfants obèses.
Il peut au moins en partie expliquer l’apparition
récente de diabète de type
2 chez l’enfant et de maladies cardio-vasculaires
précoces.
Des mères ayant présenté un
diabète gestationnel et des mères
contrôles ont été contactées,
quatre ans après leur accouchement,
pour faire participer leur enfant à une étude
longitudinale de cohorte. Quatre-vingt-quatorze
enfants de mères ayant présenté un
diabète gestationnel et quatrevingt-cinq
enfants contrôles ont ainsi été étudiés à 6,
7, 9 et 11 ans. Quatre groupes furent constitués
selon le poids de naissance (les enfants
hypotrophes et prématurés étaient
exclus de cette étude). Une obésité était
notée chez 25 à 35% des enfants,
sans différence significative entre
les groupes. Au moins deux des éléments
du syndrome métabolique étaient
présents chez 50 % des enfants de
poids de naissance élevé et
dont les mères avaient présenté un
diabète gestationnel, prévalence
significativement supérieure à celle
observée dans les trois autres groupes
(18 à 29 %). Le poids de naissance
et l'obésité maternelle multipliaient
le risque de développer un syndrome
métabolique par deux environ. Chez
les enfants du groupe témoin, le risque
cumulatif de développer un syndrome
métabolique ne variait pas avec leur
poids de naissance. En revanche, dans le
groupe des enfants dont la mère avait
présenté un diabète
gestationnel, les enfants de poids de naissance élevé avaient
un risque 3,6 fois plus élevé de
présenter un syndrome métabolique
que les enfants nés avec un poids
normal.
Ces résultats confirment chez des
enfants américains des données
observées dans une population particulière
(indiens Pima) : le diabète gestationnel
et un poids de naissance élevé exposent
particulièrement au syndrome métabolique.
Dans cette étude, l’obésité maternelle
est également un facteur de risque
indépendant de syndrome métabolique
: elle serait susceptible d’influer
la nutrition foetale et le devenir postnatal.
Ces résultats apportent une preuve
supplémentaire à la théorie
du “programming” nutritionnel.
De nombreuses études suggèrent
en effet que la nutrition intra-utérine
et des premiers mois de vie peut avoir des
conséquences sur l’état
nutritionnel et la santé durant toute
la vie.
Enfin cette étude attire l’attention
sur une nouvelle cause de l’amplification
de l’épidémie d’obésité :
une fille née de mère diabétique
ou obèse a plus de risque à son
tour de présenter une obésité et/ou
diabète de type 2, puis ensuite d’exposer
ses enfants à ces facteurs de risque.
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