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PUBLICATIONS
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OBJECTIF NUTRITION N°76 (Juin
2005) |
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L’alimentation
dans le diabète
insulinodépendant
de l’enfant |
Revue
de presse
Caféine
et arythmie cardiaque : mythe ou réalité ?
Caffeine
and risk of atrial fibrillation or flutter
: the Danish diet, cancer and health
study. Frost L and Vestergaard P, Am.
J. Clin.
Nutr. 2005 ; 81 : 578-582.
La caféine,
base scanthique proche de la théophylline,
présente essentiellement dans le café,
le thé, le cola, le cacao et le chocolat,
est responsable d’effets sympathomimétiques.
La consommation de caféine à dose
habituelle n’expose pas aux arythmies
ventriculaires, mais le risque d’arythmie
supraventiculaire reste mal évalué actuellement.
L'étude prospective Danish diet, cancer
and health study ciblait initialement les
relations entre alimentation et cancer. Le
suivi régulier des patients par un
registre national des hospitalisations et
des hospitalisations de jour, mentionnant
jusqu'à vingt diagnostics par patient,
a permis d’étendre cette étude à d’autres
pathologies. Les auteurs ont étudié prospectivement
la dose quotidienne de caféine et
la survenue d’une fibrillation ou d’un
flutter auriculaire chez l’ensemble
des patients inclus dans l’étude, à l’exception
de ceux présentant une pathologie
endocrinienne ou cardio-vasculaire. Au total,
prés de 48 000 patients d’âge
moyen 56 ±4 ans ont été suivis
pendant 5,7 ans en moyenne. La consommation
de caféine, provenant essentiellement
du café, a été répartie
en cinq quintiles : 248 mg/jour dans le quintile
inférieur et 997 mg/jour dans le quintile
supérieur. Pendant le suivi, une arythmie
supraventriculaire est survenue chez 555
patients. L’incidence de l’arythmie était
comparable dans les cinq groupes de consommation
de caféine.
Cette étude ne retrouve donc pas de
relation entre la consommation de caféine
et le risque d’arythmie supraventriculaire
symptomatique : en effet n’étaient
détectées que les arythmies
symptomatiques, ayant motivé un bilan
hospitalier. En dehors de cette limitation,
ces résultats semblent très
fiables, compte-tenu notamment de l’importance
de la population étudiée, de
la durée du suivi et de la grande
variabilité de la consommation de
caféine au sein de cette population.
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