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PUBLICATIONS
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OBJECTIF NUTRITION N°81 (Novembre 2006) |
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Les compléments
alimentaires :
intérêts et limites |
Revue de presse 1
Diversification alimentaire et allergies
chez l’enfant
Systematic review of the
relationship between early
introduction of solid
foods to infants and the
development of allergic
disease.Tarini BA, Carroll AE, Sox
CM, Christakis DA.
Arch Pediatr Adolesc Med.
2006;160:502-507.
L’âge de la diversification alimentaire
des nourrissons a beaucoup
évolué au cours du XXème siècle :
1 an en 1900, quelques semaines
dans les années cinquante,
4 mois selon les recommandations
actuelles des autorités sanitaires.
Ces recommandations
reposent sur quelques études
concluant qu’une diversification
précoce favoriserait les allergies.
Les auteurs ont entrepris une
revue systématique des études
publiées sur le sujet, pour tenter
de valider ou non cette question
très débattue.
Parmi toutes les publications en
langue anglaise depuis 1966,
13 études répondaient aux critères
prédéfinis : introduction d’un
aliment autre que le lait avant
4 mois, existence d’un groupe
témoin, absence d’intervention
visant à réduire les allergies, définition
précise des manifestations
allergiques recherchées : asthme,
eczéma, allergie alimentaire, rhinite
allergique, allergie aux pollens,
allergies aux poils de chiens
et de chats.
Parmi les 9 études sur l’eczéma,
5 retrouvèrent une relation positive
entre eczéma et diversification
précoce, relation persistant à
10 ans dans l'une d'elle. Une autre
Diversification alimentaire et allergies chez l’enfant
étude conclut également à une
relation positive entre l’allergie
aux pollens à l’âge de 5 ans (prouvée
par tests cutanés) et une
diversification précoce. Les autres
résultats étaient négatifs :
aucune association ne fut retrouvée
pour les autres manifestations
allergiques.
L’hétérogénéité de
ces 13 études
et leurs importantes lacunes
méthodologiques font conclure
aux auteurs de cette revue systématique
que le risque allergique
d’une diversification alimentaire
précoce est loin d’être prouvé. Ils
recommandent pour l’instant aux
praticiens de ne pas conseiller
une diversification avant 4 mois,
mais également de ne pas diaboliser
celle-ci, notamment en ce
qui concerne le risque allergique
ultérieur.
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