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PUBLICATIONS
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OBJECTIF NUTRITION N°85 (Septembre 2007) |
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Plaisir et alimentation : incompatibilité ou synergie ? |
Revue de presse 2
Probiotiques et entérocolite nécrosante chez les prématurés
Probiotics for prevention of necrotising enterocolitis in preterm neonates with very
low birthweight : a systematic review of randomized controlled trials.
Deshpande G. et al, Lancet 2007 ; 369 : 1614-1620
Les prématurés, surtout d'un poids inférieur à 1500 g, sont
particulièrement vulnérables au risque d’entérocolite nécrosante. Le taux demortalité lié à
cette pathologie est de 15 à 30%. Ses causes sont multifactorielles, mais la composante
infectieuse semble importante. L’immaturité des défenses et de la muqueuse digestive favorisent ce risque infectieux.
Une équipe de pédiatres australiens a réalisé une méta-analyse de sept études randomisées
contre placebo sur l’effet des probiotiques sur ces entérocolites nécrosantes chez les prématurés pesant moins de
1500 g. La supplémentation par différentes souches de probiotiques a débuté dans les dix
jours après la naissance et a duré au minimum sept jours. Par rapport au groupe placebo, elle a permis de diminuer le
risque relatif d’entérocolite nécrosante à 0,36.
Le risque de sepsis n’est pas significativement différent. Par
contre, la mortalité due à ces infections diminue : le risque relatif dans le groupe probiotique descend à 0,47, et ce d’autant plus que le traitement est instauré précocement.
Les auteurs restent prudents quant à l’interprétation de leurs
résultats, car les souches sont très variées et différentes.
Cependant, les biologistes ont montré que les probiotiques induisent chez les prématurés
une maturation des fonctions intestinales, réduisent la croissance et l’adhésion de micro-organismes pathogènes. Ceci
pourrait expliquer l’amélioration de cette pathologie grâce à une approche naturelle et non invasive.
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