Dernière mise à jour le : 19 juillet 2010  
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OBJECTIF NUTRITION N°91 (Mars 2009) 
   Les Acides Gras Trans


 
Revue de presse 1

Temps de sommeil dans l’enfance et risque d’obésité à l’âge adulte

Childhood Sleep Time and Long-Term Risk for Obesity: A 32-year Prospective Birth Cohort Study Landhuis CE et al. Pediatrics 2008; 122: 955- 960.

Depuis quelques années, une relation inverse entre durée de sommeil et risque d’obésité a été mise en évidence. Mais à ce jour, aucune étude longitu- dinale n’avait pu établir de lien entre manque de sommeil dans l'enfance et obésité ultérieure. Grâce à une cohorte suivie en Nouvelle Zélande depuis 1973, Landhuis et al. ont récemment pu le démontrer.

Un groupe de 1037 enfants a été suivi prospectivement de la naissance à 32 ans avec des données recueillies sur le temps de sommeil à 5, 7, 9 et 11 ans puis à 32 ans. A chaque âge ont été notés poids, taille et IMC ; les facteurs confondants pris en compte étaient sexe, niveau socioéco- nomique et IMC des parents, nombre d’heures de télévision par semaine, contrôle parental, tabagisme et activité physique à 32 ans.

Les temps de sommeil étaient en moyenne de 11h50 à 5 ans ; 11h26 à 7 ans ; 10h58 à 9 ans et 10h48 à 11 ans. A 32 ans, le temps de sommeil moyen était de 8h08 avec un IMC moyen de 26,2 kg/(m)2. Seule une corrélation positive entre temps de sommeil à 11 ans et temps de sommeil à 32 ans a été notée (r=0,08 ; p<0,05).

Il existait une corrélation négative entre chacun des temps de sommeil et l’IMC à 32 ans (p<0,05). En analyse multivariée incluant tous les facteurs confondants, la corrélation négative entre durée de sommeil dans l’enfance et IMC à 32 ans persistait (p = 0,003).

Ces résultats suggèrent le rôle potentiel du manque de sommeil dans la survenue d’une obésité. Des modifi- cations hormonales influant sur le contrôle de la prise alimentaire pourraient être impliquées : la réduction du temps de sommeil est associée à une augmentation de la concentration de ghréline circulante, hormone orexigène, et à une diminution de la leptine circulante, hormone anorexigène. Certains évoquent le rôle de la fatigue induite par le manque de sommeil dans des modifications du com- portement alimentaire et de l’activité physique. En conclusion, il s’avère nécessaire de surveiller la qualité et la durée de sommeil des enfants, en particulier en cas de prédis- position au surpoids.

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