| Dernière mise à jour le : 18 septembre 2008 |
|
PUBLICATIONS
BESOINS EN OLIGO-ÉLÉMENTS ET
MINÉRAUX Les oligo-éléments et les
minéraux sont des micro-nutriments dont les besoins ne sont pas
couverts lorsque les apports énergétiques totaux sont
inférieurs à 1 500 kcal/j. Or, il ressort des enquêtes
alimentaires récentes évaluant l'état nutritionnel
des sujets âgés à domicile (EURONUT-SENECA - étude
européenne, étude du Val de Marne, de la région
Lilloise et du Centre) que près de 12% des hommes et 30% des
femmes ont des apports en énergie inférieurs à
1 500 kcal/j. Ces carences sont plus accentuées en milieu urbain
où elles atteignent 20% des hommes et 40% des femmes. Le calcium : chez les sujets âgés,
dès 60 ans, les apports en calcium devraient tendre vers 1 500 mg/jour sauf chez les femmes autonomes ayant une hormonothérapie
substitutive ; chez ces dernières, 1 000 à 1 200 mg/jour
seraient peut-être suffisants. Les besoins en vitamines D (nécessaire
à une bonne absorption du calcium) sont évalués
à 800 UI/j. Or en France, les apports spontanés des sujets
âgés sont très insuffisants : 500 à 700 mg/j
de calcium et moins de 100 UI/jour de vitamine D. En l'absence de consensus
global, nous proposons des
recommandations établies à partir des données
de la littérature. Alors que le supplément en vitamine
D ne saurait être que médicamenteux, l'obtention d'une
ration calcique suffisante doit faire largement appel aux sources
alimentaires de calcium. Le magnésium : les signes cliniques de l'hypomagnésémie ne sont pas spécifiques : asthénie, vertiges, troubles psychiques. Une supplémentation peut devenir licite en cas de stress, d'éthylisme, ou si le sujet âgé reçoit un traitement diurétique ou corticoïde au long cours. Les carences en oligo-éléments ont des conséquences cliniques bien identifiées pour certains d'entre eux. Le fer : les besoins des personnes âgées (15 mg/j) sont en général couverts par les apports alimentaires. Les supplémentations systématiques sont donc inutiles, voire dangereuses. En pratique, une anémie est plus souvent due à un syndrome inflammatoire ou à une spoliation sanguine qu'à une carence d'apport. Le zinc : cofacteur indispensable de plus de 200 enzymes : une carence peut être suspectée devant une agueusie, une anosmie avec anorexie et une plus grande susceptibilité aux infections. L'apport d'une dose journalière de 25 à 50 mg se conçoit alors, de même que lors d'une alimentation artificielle prolongée. Il faut garder en mémoire qu'avec l'avancée en âge, le risque majeur est la dénutrition plus que l'obésité. Des restrictions injustifiées ou trop drastiques en certains aliments risquent d'induire une malnutrition. Abonnez-vous gratuitement à Objectif Nutrition en cliquant ici
|
| Réseau international | Présentation - Carnet d'adresses - Lettre d’information - Plan du site - Contact |