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MALADIE D'ALZHEIMER : CONSÉQUENCES NUTRITIONNELLES
Dr Patrice BROCKER
Plusieurs études récentes
confirment l'existence d'une perte de poids au cours de l'évolution
de la démence de type Alzheimer (DTA). Cet amaigrissement peut
être rapide ( < 10 % sur un an) ou lent ( < 4 % sur un an)
et parfois il précède la maladie.
Les hypothèses physiopathologiques sont multiples et incertaines.
L'amaigrissement est essentiellement lié à des modifications
du comportement alimentaire pouvant aller de la boulimie à l'anorexie
complète.
La boulimie, associée à une préférence marquée
pour les aliments sucrés, est fréquente au stade précoce
de la maladie. En revanche, à un stade plus avancé, c'est
l'anorexie qui prédomine. Elle peut s'expliquer par :
- la perte d'autonomie progressive, l'absence de sensation de besoin,
de reconnaissance des mets;
- la survenue de pathologies intercurrentes;
- la diminution du seuil de perception des odeurs, voire du goût;
- la négligence de l'entourage, conséquence de son épuisement;
- l'existence de perturbations neuro-endocriniennes (augmentation de
la sécrétion de cholécystokinine qui favorise l'anorexie,
diminution de sécrétion du neuropeptide Y qui stimule
la prise alimentaire).
Afin d'adapter la prise en charge nutritionnelle et d'améliorer
la qualité de vie des patients atteints d'une DTA, il est souhaitable
de surveiller mensuellement le poids.
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