Dernière mise à jour le : 18 septembre 2008 
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OBJECTIF NUTRITION HORS-SERIE 
 

SITUATIONS CLINIQUES PARTICULIÈRES

 

MALADIE D'ALZHEIMER : CONSÉQUENCES NUTRITIONNELLES
Dr Patrice BROCKER

Plusieurs études récentes confirment l'existence d'une perte de poids au cours de l'évolution de la démence de type Alzheimer (DTA). Cet amaigrissement peut être rapide ( < 10 % sur un an) ou lent ( < 4 % sur un an) et parfois il précède la maladie.
Les hypothèses physiopathologiques sont multiples et incertaines. L'amaigrissement est essentiellement lié à des modifications du comportement alimentaire pouvant aller de la boulimie à l'anorexie complète.
La boulimie, associée à une préférence marquée pour les aliments sucrés, est fréquente au stade précoce de la maladie. En revanche, à un stade plus avancé, c'est l'anorexie qui prédomine. Elle peut s'expliquer par :
- la perte d'autonomie progressive, l'absence de sensation de besoin, de reconnaissance des mets;
- la survenue de pathologies intercurrentes;
- la diminution du seuil de perception des odeurs, voire du goût;
- la négligence de l'entourage, conséquence de son épuisement;
- l'existence de perturbations neuro-endocriniennes (augmentation de la sécrétion de cholécystokinine qui favorise l'anorexie, diminution de sécrétion du neuropeptide Y qui stimule la prise alimentaire).
Afin d'adapter la prise en charge nutritionnelle et d'améliorer la qualité de vie des patients atteints d'une DTA, il est souhaitable de surveiller mensuellement le poids.

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