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PUBLICATIONS
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OBJECTIF NUTRITION HORS-SERIE |
|  CONCLUSION
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L'alimentation relève de trois
fonctions fondamentales, dont aucune ne peut être laissée
de côté : assurer ou recouvrer les besoins de l'organisme,
se donner du plaisir à travers les aliments et plats consommés,
maintenir convivialité et cohésion au sein du groupe social.
Chez le sujet âgé, lorsque diminuent ses appétits
et sa perception des besoins alimentaires et nutritionnels, ces objectifs
doivent être rappelés dans la mesure où ils ne vont
plus obligatoire- ment de soi. Ils sont pourtant la clé de voûte
qui s'oppose à la dégradation accélérée
de l'édifice. Ce que nous ont appris les travaux scientifiques
de ces dernières années, c'est que le sujet âgé
n'a pas les mêmes besoins que l'adulte plus jeune. Il est par
exemple inutile de dépister chez lui une hypercholestérolémie,
alors qu'il est essentiel de mieux apprécier ses apports de calcium
ou de protéines de bonne valeur biologique.
Chez le sujet âgé vivant
à domicile, c'est l'accès facile aux aliments, aux boissons
et aux repas qui doit être l'objectif principal, afin d'éviter
que les carences en protéines, en lipides et en micronutriments
ne s'installent au fil des accidents de santé, fréquents
à cet âge. Des conseils simples doivent être donnés
: boire suffisamment malgré la diminution de la sensation de
soif, varier les aliments et les repas, ne pas réduire ses rations
spontanées en aliments protéiques et en laitages... Chez
le sujet âgé institutionnalisé, il faut rechercher
la cohésion sociale et le plaisir d'être à table
avec les autres, et éviter la normalisation réductrice
de l'alimentation : ainsi, sous prétexte que certains ont des
difficultés de mastication on impose parfois à tous les
pensionnaires des aliments "mous" ou semi-liquides.
Il est donc crucial d'avoir un discours
nutritionnel adapté, fonction des conditions de vie et de l'âge,
pour permettre au sujet âgé de "bien vieillir"
: c'est là un des défis de la prochaine décennie.
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